Avis de tempête

lundi, novembre 21, 2011

Parution de "La vie qui va" le 10 novembre 2011 (cliquer ici)

L’aura du mystère envahit
La pièce et je me ressaisis.
Je suis là, couché sur le flanc.
Le lit paraît comme un estran,
Entre les deux laisses du temps.

Alors, je me lève et, d’un seul geste,
J’envoie mes sentinelles devant.
L’air est lourd et même surprenant,
Tant il convoie de bavardages
Et de soupirs datés d’antan.

Ce n’est pas tout à fait un rêve.
Mi-somnolent, je vis une fièvre
Qui me pousse à prendre mon élan
Et à agir, et à défendre
Mes bastions avant que mon heure

Intime aux battements de mon cœur
L’ordre de mener ma vie ailleurs.